Carlo Neven est un visage familier dans le monde des expositions de carpes koï. Pendant deux décennies, il a parcouru villes et campagnes pour faire juger ses koïs, non pas pour gagner, mais pour grandir. Nous avons parlé à Carlo de ses expériences, de ses souvenirs et de sa vision de l’avenir du hobby. Une conversation pleine de passion, de sagesse et d’une bonne dose de sobriété.
Le début d’une passion qui durera toute une vie
“Je participe depuis 20 ans”, commence Carlo. “Mon meilleur souvenir ? Certainement Hasselt. Un poisson de vingt centimètres qui devient un lauréat à l’âge adulte, c’est pour moi l’essence même de ce hobby”.
Qu’est-ce qui motive un amateur d’expositions ?
“C’est le défi”, dit Carlo avec détermination. “Je veux savoir où je me situe. Cette comparaison, cette compétition, c’est ce qui m’apprend”. Pour Carlo, la compétition n’est pas une question d’ego, mais un miroir. “Si un poisson n’est pas bon, je le laisse à la maison. La santé passe toujours en premier.
Le pouvoir de la comparaison et de la croissance
Pour Carlo, la valeur d’une exposition ne réside pas dans la plus grande coupe, mais dans la qualité des participants. “Un petit prix dans un groupe fort signifie parfois plus qu’un grand prix dans un groupe faible”, dit-il. C’est cette perspective qui rend son approche si puissante.
Conseils pour les nouveaux arrivants
- Soyez juste envers vous-même et vos poissons : n’envoyez que les poissons les mieux adaptés.
- Ne faites pas passer votre ego avant la santé de vos carpes koï : laissez les poissons à la maison s’ils ne sont pas en pleine forme.
- Apprenez de chaque participation : “Le stress diminue avec l’expérience, mais apprendre de l’argent est toujours payant”.

Les futurs poissons de tête et la montée en puissance de la France
Carlo voit un potentiel dans les jeunes poissons qui sont encore au début de leur développement. “Il y en a un parmi eux… qui pourrait bien finir au sommet dans quelques années”, dit-il. Quant à la France, il est positif : “Pour une première fois, elle a été étonnamment bien organisée”.
Le koï comme partenaire de vie
Qu’est-ce qui rend ce hobby vraiment spécial pour Carlo ? “Un poisson que vous achetez à 20 cm et qui, quatorze ans plus tard, est toujours en pleine forme. C’est une satisfaction. C’est pour cela que l’on fait ce métier.”


